Biographie de Patrick Bruel

Biographie de Patrick Bruel
Enfance Patrick Bruel, de son vrai nom Patrick Benguigui, est né le 14 mai 1959 à Tlemcen en Algérie, de parents instituteurs. Son père quitte le foyer familial quand Patrick a 1 an. En 1962, quand l'Algérie prend son indépendance, Patrick et sa famille s'installent en France, à Argenteuil. Le 14 février 1972 naît le premier demi-frère de Patrick (David Moreau), puis le second (Fabrice Moreau), le 25 juillet 1975. Pendant son adolescence, Patrick fréquente les lycées Henri IV et François Villon à Paris, et il passe son temps libre à jouer au foot. En 1978, il rate son bac, mais il l'obtient finalement avec mention lorsqu'il le repasse un an plus tard, en candidat libre. Puis il travaille comme animateur dans un club de vacances. New York New York C'est en 1979 qu'il part à New York, aux Etats Unis. Au départ, il ne s'agit que de suivre sa petite amie pendant deux semaines. Il y restera finalement neuf mois. Pendant ce séjour, il rencontre Gérard Presgurvic : une collaboration s'établie rapidement, avant que tous deux deviennent de vrais amis, amitié qui s'est révélée indéfectible jusqu'ici. En décembre 1982, Patrick part faire ses classes à Fontainebleau, puis son service militaire, qu'il terminera en décembre de l'année suivante. Cinéma C'est grâce à une annonce dans France Soir, en juin 1978 ("on recherche deux jeunes avec accent"), que Patrick décroche son premier rôle au cinéma dans Le coup de sirocco d'Alexandre Arcady, dont le tournage se déroule entre l'Afrique du Nord et Paris. Il réalise sa première télévision à l'occasion de la promotion du film. Puis les rôles s'enchaînent : en 1982, il tourne dans Ma femme s'appelle revient de Patrice Leconte. Ensuite c'est Christian Gion qui choisit Patrick pour être l'un des héros de son nouveau film, Les diplômés du dernier rang. Quelques mois plus tard, il tient un second rôle dans le premier film de Bertrand Van Effenterre, Le Bâtard. En 1983, il retrouve Alexandre Arcady pour Le grand carnaval, avec Philippe Noiret, puis apparaît l'année suivante dans Marche à l'ombre, de Michel blanc. En 1984, Patrick est embauché par Gérard Lauzier pour être l'une des vedettes de son nouveau film, La tête dans le sac, avec Guy Marchand et Marissa Berenson. En 1985, il joue dans P.R.O.F.S., de Schulman qui réalisera 3 millions d'entrées. A la fin de cette année, il part en Tunisie pour tourner La mémoire tatouée, de Ridha Behi, qui n'est jamais sorti au cinéma mais uniquement en vidéo. En 1986, il joue dans Suivez mon regard de Jean Curtelin. Le Déclic Lelouche En juin, Patrick se rend à Sète pour les journées Georges Brassens, et il y rencontre Claude Lelouch. En septembre, les deux hommes se recroisent par hasard, et le mois suivant, Patrick joue dans Attention Bandits ! C'est pendant ce tournage que Patrick reprend confiance en ses talents de comédien : le film, sorti en juin 1987, est un succès. La même année, il joue dans Un homme amoureux, de Diane Kurys. Georges Lautner, après avoir admiré la prestation de Patrick dans Attention bandits !, lui propose de jouer dans La Maison assassinée, qui sortira sur les écrans en 1988. Si le film n'est pas un gros succès commercial (au cinéma du moins, puisque les diffusions télé seront très suivies) les critiques et les réactions des gens sont positives. C'est pendant ce tournage que deux projets s'offrent à Patrick : L'union sacrée, d'Alexandre Arcady et Force majeure, de Pierre Jolivet. L'Union sacrée est tourné pendant l'été 1988 et sort en 1989, avec un nombreux public au rendez-vous. Patrick est assez mal à l'aise sur le tournage de Force Majeure, en octobre, mais cela correspond au personnage incarné. Toujours est-il que le film est un succès lorsqu'il sort, et il est même sélectionné au festival de Venise en septembre 1989. En 1990 il retrouve brièvement Claude Lelouch, pour une courte apparition, à titre amical, sur Il y a des jours... et des lunes. Suivra en août 1991 le tournage de Toutes peines confondues, de Michel Deville, avec Jacques Dutronc et Mathilda May, film au succès mitigé (mais plutôt un bon cru pour le réalisateur)lors de sa sortie en 1992. L'année suivante, on verra Patrick incarner le rôle d'un flic loser dans Profil Bas, de Claude Zidi. Hollywood En 1995, Patrick traverse l'Atlantique pour tourner dans Sabrina, de Sydney Pollack, puis revient en France pour Les cent et une nuits d'Agnès Varda. Il sera même en juin 1995 le président du festival du film à Paris. En 1996, il retrouve Claude Lelouch pour la troisième fois en jouant dans Hommes femmes mode d'emploi, avant de s'envoler avec Jean Reno en Amazonie pour tourner Le Jaguar, de Francis Veber. 1997 marque une année cinématographique importante pour Patrick, qui tourne K, d'Alexandre Arcady, dans lequel il incarne le rôle d'un flic qui part à la recherche de l'histoire mouvementée et douloureuse des relations entre Juifs et Nazis depuis la seconde guerre mondiale. En 1998, il apparaît dans trois films : Paparazzi d'Alain Berberian, Hors jeu de Karim Dridi, et The misadventures of Magaret, de Brian Skeet. L'année suivante, il joue dans Lost and found de Jeff Pollack. En 2001, Patrick est à l'affiche de deux films : Le lait de la tendresse humaine de Dominique Cabrera, et Les jolies choses de Gilles Paquet-Brenner. Téléfilms Parallèlement à son premier rôle au cinéma, Patrick joue en juillet 1979 dans son premier téléfilm, Un pas dans la forêt, de Claude Mourthet, qui sera diffusé un an plus tard. En 1980, pendant le festival de Cannes, il rencontre Margot Capelier, qui a dirigé Patrick sur plusieurs casting de téléfilms dont La mort au sautoir de Pierre Goutas. Il tourne plusieurs téléfilms en 1981, dont le Rembrandt de Verrières, de Pierre Goutas, Maigret se trompe, de Stéphane Bertin, et enfin Paris Saint Lazare, de Marco Pico. Deux ans plus tard, Patrick joue dans Des Larmes comme des couteaux, de Jacques Espagne, et dans Les malheurs de Malou, de Jeanne Barbillon et avec Bernadette Lafont. Enfin en 1984, il tourne avec Florent Pagny dans Mariage blues, de Patrick Jamain. Théâtre Au début des années 80, Pierrette Bruno recherche un jeune acteur pour sa pièce Le Charimari. Elle choisit Patrick, et la pièce se joue pendant deux ans avec succès. Fin 1984, il joue dans On m'appelle Emilie, de Maria Pacôme, pièce qui fut un succès pendant de nombreux mois. Il confirmera ses talents en devenant en 1998 le producteur d'une pièce de théâtre d'Edouardo De Filippo. En 2002, Patrick joue dans Le limier, d'Anthony Shaffer, dont les représentations devraient se poursuivre jusqu'en 2003. Publicité On a pu apercevoir Patrick dans plusieurs publicités (Schweppes, Sncf, Lessieur, etc.). Musique Aujourd'hui Patrick est un célèbre auteur, compositeur et interprète. Mais c'est en janvier 1975 que Patrick décide de devenir chanteur, après avoir vu un spectacle de Michel Sardou à l'Olympia. En septembre 1982, il enregistre son premier 45 tours, intitulé Vide, avec en face 2 Jusqu'au bout, un premier essai qui ne le satisfait pas. Aussi parvient-il à obtenir de la maison de disque qu'elle ne le sorte pas en 45 tours. Des débuts prometteurs Début 1984 il enregistre Marre de cette nana là avec en face b Puzzle, premier single qui se vendra à 200 000 exemplaires. A l'occasion de la promo, il effectue sa première télévision en tant que chanteur en 1984, dans La chance aux chansons, célèbre émission de Pascal Sevran. Il passera ensuite chez Michel Drucker, et enfin, on commencera à parler de Patrick comme chanteur. Son troisième 45 tours, Comment ça va pour vous ? avec en face b une version instrumentale du titre, voit le jour en 1985. Patrick fait alors la première partie de la tournée de Patrick Sébastien en juillet et août 1985 avec ces trois chansons. Le 13 octobre 1985, il participe à un concert à la Courneuve, près de Paris, pour Chanteurs sans frontières, au profit des enfants victimes de la famine en Ethiopie. Un nouveau 45 tours, Non j'veux pas !, sort juste avant son premier album, De face, réalisé par Didier Lozaïc et principalement co-écrit par Patrick et son complice Gérard Presgurvic. On y trouve déjà un titre de son frère David Moreau, ainsi qu'un duo avec Miou-Miou. Cet album se vendra à environ 20.000 exemplaires, avant d'être réédité au début des années 2000. A noter la participation de la regrettée Carole Fredericks dans les ch½urs de cet album. En janvier 87 sort le single J'roule vers toi, avec en face b, Musique vieille. Le troisième extrait de l'album comprend les chansons Tout le monde peut se tromper et Ça fait des ordres (en face b). Premières scènes Quatre soirées à l'Olympia se préparent pour le mois de mai, première prestation sur scène déjà triomphante ! Patrick en garde d'ailleurs un souvenir magnifique. S'ensuivent une tournée et un premier album live, et toujours la même année, un voyage au Maroc pour enregistrer une émission des Carpentier, les parrains de la variété à la télévision. Patrick résilie alors son contrat chez Phonogram, sa première maison de disque. Il signe en 1988 chez BMG, choisi surtout en fonction de son président. Cette même année, Patrick participe à l'émission Mon zénith à moi, de Michel Denisot. Alors regarde En mai il travaille avec son ami Guy Delacroix sur ses nouvelles chansons. C'est à cette époque que sont écrites On aurait pu se dire tout ça ailleurs qu'au café d'en bas, et Dors ; mais les premières écoutes de ces chansons par l'entourage de Patrick sont plutôt négatives. Il retravaille donc la première des deux chansons, qui deviendra J'te l'dis quand même. L'artiste voulait un album authentique et sincère. Cette vérité a visiblement séduit son public, puisque le succès considérable du premier single, Casser la voix, en 1989 ne fait que préfigurer celui de l'album, Alors regarde, enregistré à New York, qui se vendra à 3 millions d'exemplaires. L'album est réalisé par Mick Lanaro, et une fois encore co-écrit et composé par Patrick et Gérard Presgurvic. Une version espagnole d'Alors regarde est sortie en 1992. En 1989, Patrick participe à l'émission "Avis de recherche", de Patrick Sabatier, où il interprète pour la première fois Place des grands hommes, écrite spécialement pour l'occasion. C'est cette même année qu'il obtient une victoire de la musique pour le meilleur clip vidéo, pour Casser la voix. Le second extrait sort, J'te l'dis quand même, qui se solde immédiatement par des ventes record. La Bruelmania 1990 et 1991 donneront la joie à Patrick de partir en tournée, en passant par le Zénith de Paris, pour 130 concerts qui réuniront 700 000 personnes. Le chanteur s'est occupé seul de la mise en scène de ce spectacle. Le 9 juin 1990, Patrick participe à un concert à Paris Vincennes pour SOS Racisme. Toujours en 1990, année de son triomphe artistique, il est nominé trois fois aux victoires de la musique, mais n'en obtient aucune, ce qui paradoxalement entraîne un raz-de-marée d'encouragements de la part son public. Au lendemain de la mort de Serge Gainsbourg, l'émission Sacrée soirée est consacrée à Bruel, qui entame l'émission en interprétant la Javanaise. Quelques mois plus tard, Elie Chouraqui réalise le clip de Place des grands hommes. Oublié l'année précédente, Patrick obtient en 1991 les victoire de la musique du meilleur interprète masculin de l'année, et du plus grand nombre de spectateurs en tournée. Il remporte également le prix du public sur M6. En avril, il reprend ses concerts en province puis dans les îles, avant une tournée d'été qui sillonne les stades, chapiteaux et théâtres antiques, et qui s'achèvera mi-août à Annecy. Il gagne en 1992 une Victoire de la musique pour l'album le plus exporté, ainsi qu'un Félix récompensant l'artiste de la francophonie s'étant le plus illustré au Québec. En septembre, il part d'ailleurs en tournée dans les pays européens puis au Canada. Si ce soir... En novembre, c'est la sortie du live Si ce soir..., réalisé par Mick Lanaro et Patrick, en deux volumes. L'artiste offre deux chansons à Johnny Hallyday, titres qui figureront sur l'album Ça ne change pas un homme. Il enregistre avec de nombreux autres artistes l'album Urgences pour la recherche contre le SIDA, et participe à l'album du Trio Esperança Acapela do Brazil, qui l'avait accompagné lors de sa tournée, en interprétant un duo (ou quatuor !) avec ses trois amies * 982: Vide.


Musicien passionné, éternel curieux, toujours guidé par l'envie Patrick Bruel est l'un des artistes les plus complets menant parallèlement sa carrière d'acteur, de théâtre et de cinéma, à son riche parcours musical. Patrick Bruel affiche déjà 20 ans de carrière et presque autant de succès. Dès son second album, « Alors Regarde » au début des années 90, il rencontre son public et enchaîne les tubes qui lui ouvrent les portes des plus grandes scènes.
Fin 1995, l'artiste termine une tournée qui boucle une période intense avec 2 albums vendus à plus de quatre millions d'exemplaires et entre dans le cercle très fermé des stars de la chanson.
Après un silence musical de près de 6 ans, Patrick reprend les chemins des studios et sort en octobre 1999 « Juste avant». Qualifié comme l'album de la maturité pour beaucoup, il est l'album d'un nouveau succès, le passeport pour une longue tournée. Et l'occasion d'intégrer au spectacle un medley des chansons réalistes qu'il affectionne tant.
Fin de la tournée mais pas de l'idée : En 2002 l'artiste enregistre « Entre deux ». Baptisé ainsi parce qu'il devait être une parenthèse musicale entre deux albums, ces chansons réalistes de l'entre deux guerres touchent en plein coeur un large public, conquis de retrouver dans une période bousculée, ces airs évocateurs de libération et de légèreté. L'album prend sa place à temps plein et tout un été durant, la France se remet à danser sur « Mon Amant de St Jean » ou « la Complainte de la Butte ». Les guinguettes affichent à nouveau complet et l'album d'une envie, devient l'album de l'année avec près de 3 millions d'albums vendus.
Un peu plus tard, une fois effacée la difficulté de revenir derrière les oeuvres des autres, l'envie reprend le dessus. L'envie de la création. L'envie de la scène.
Eté 2005 Les mots hésitent encore un peu sur les musiques déjà composées et rapidement la vie personnelle, plus riche, guide l'inspiration. Comme un bilan, comme une première étape nécessaire « Je fais semblant » lui met le pied à l'étrier. En quelques semaines, il finalise l'essentiel des textes et le studio peut démarrer.
Dans ce nouvel album, Patrick met en chanson avec pudeur un univers qui nous enveloppe. Il écrit les émotions d'une vie nouvelle dans laquelle bonheur et anxiété deviennent indissociables. Avec poésie, l'amoureux se confond avec le citoyen, le père responsable avec l'éternel adolescent, le fils avec l'enfant qu'il était. Patrick aborde chaque chanson comme autant de tranches de vie et les histoires qu'il décrit, universelles, deviennent palpables.
« Des souvenirs devant » n'est pas l'album d'un homme dans sa bulle, bien au contraire. Loin de la béatitude, il navigue entre espoir et inquiétude. Patrick évoque le bonheur de la rencontre dans le désordre d'un monde perturbé (« J'm'attendais pas à toi »), la joie de la vie qui naît teintée de l'angoisse qui l'accompagne (« Notre plus beau visage », « Ma maison de papier »), la violence d'une société aveuglée (sur « Adieu » ou sur « Peuple Impopulaire » avec une adaptation d'un texte de Victor Hugo qui trouve, 135 ans plus tard, un écho troublant face aux récentes émeutes dans les banlieues) ou bien encore en abordant le capharnaüm de la vie au travers des yeux d'un enfant (« Lettre au Père Noël »). L'homme, l'artiste, le citoyen avancent et s'interrogent sur l'avenir en se basant avec sagesse sur les racines, les souvenirs.

Subtilement arrangé et réalisé par David Moreau, déjà présent sur les 2 précédents albums, l'album possède le réalisme des grands films de Sautet ou de Truffaut. Patrick, dirigé comme un acteur, chante avec retenue et restitue avec une intensité émotionnelle rare, la part la plus profonde des textes qu'il interprète. La réalisation prend toute sa mesure et vient servir la chanson.
Enregistré au Studio Gang, dans le triangle de son quartier d'enfance, entre le Jardin des Plantes, le Quartier Latin et la Place d'Italie, « Des souvenirs devant » est le travail d'une équipe réduite, quasi artisanale, qui plus de 100 jours durant n'a eu de cesse d'aller chercher dans les plus imperceptibles détails, l'émotion des mélodies et des mots. Sur des consoles "vintage" qui ont vu se faire quelques uns des plus grands albums pop dont on perçoit au fil des titres de réelles influences, l'album, enregistré en analogique, s'est fait dans le respect de la grande tradition de variété française.
Encore une fois, Patrick Bruel est là où on ne l'attendait pas. Et des choses de sa vie, les plus simples et les plus vraies, il restitue avec justesse et élégance les souvenirs de tous.

1987: De face
1987: A tout à l'heure
1989: Alors, regarde
1991: Si ce soir..., live
1994: Bruel
1995: On sétait dit
1995: Plaza de los hereos
1999: Juste avant
2002: Entre deux
2004: Puzzle
2006: Des souvenirs devant

1978 : Le coup de Sirocco d'Alexandre Arcady avec Roger Hanin,...
1981 : Maigret se trompe de Stéphane Bertin avec Jean Richard, Roger Viry-Babel,...
1982 : Ma femme s'appelle revient de Patrice Leconte avec Michel Blanc,...
1982 : Les diplomés du dernier rang de Christian Gion
1983 : Le bâtard de Bertrand Van Effenterre
1983 : Le grand carnaval de Alexandre Arcady
1984 : La tête dans le sac de Gérard Lauzier
1984 : Marche à l'ombre de Michel Blanc
1985 : P.R.O.F.S de Patrick Schulmann avec Fabrice Luchini.
1986 : Attention bandits de Claude Lelouch dont Bruel réalise aussi la chanson-titre Tout le monde peut se tromper
1986 : Champagne amer de Ridha Behi (film sorti en 1994) avec Jean Carmet, Ben Gazzara, Ida Di Benedetto, Julie Christie et Amidou
1988 : La Maison assassinée de Georges Lautner avec Anne Brochet, Agnès Blanchot, ...
1989 : Force majeure de Pierre Jolivet avec François Cluzet, Kristin Scott-Thomas, ...
1989 : L'union sacrée de Alexandre Arcady avec Richard Berry, Corinne Dacla, ...
1992 : Toutes peines confondues de Michel Deville avec Jacques Dutronc, Mathilda May, ...
1993 : Profil bas de Claude Zidi avec Sandra Speichert, Didier Bezace, ...
1996 : Le Jaguar de Francis Veber avec Jean Reno, Harisson Lowe,...
1996 : Sabrina de Sydney Pollack avec Harrison Ford,...
1997 : K d'Alexandre Arcady avec Isabella Ferrari, Pinkas Braun, ...
1998 : Les folies de Margaret de Brian Skeet avec Parker Posey, Stéphane Freiss, Brooke Shields, Jeremy Northam
1998 : Hors-jeu de Karim Dridi avec Rossy De Palma, Philippe Ambrosini,...
2001 : Les Jolies Choses de Gilles Paquet-Brenner avec Stomy Bugsy, Marion Cotillard, Titoff,...
2001 : Le lait de la tendresse humaine de Dominique Cabrera avec Maryline Canto, Valeria Bruni-Tedeschi, Olivier Gourmet, Rafik Belahouel,...
2002 : Sinbad (dessin animé) Bruel double le personnage de Sinbad
2004 : Une vie à t'attendre de Thierry Klifa avec Nathalie Baye (sortie 10 mars 2004)
2006 : L'Ivresse du pouvoir de Claude Chabrol
2006 : O Jerusalem de Elie Chouraqui

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Champion du monde de Poker
Outre le football, la chanson et le cinéma, Patrick Bruel obtient un titre lors des championnats du monde de Poker (WSOP) en 1998. Toutefois, il est bon de préciser qu'aux États-Unis, la notion de Champion du Monde (World Series) est différente de celle généralement admise en Europe notamment. Par exemple, les World Series de Baseball n'incluent que les équipes américaines et Toronto. Ainsi, les World Series of Poker (WSOP) couronnent chaque année une cinquantaine de joueurs, le seul à pouvoir être appelé « champion du monde » étant le vainqueur du Main Event, tournoi le mieux doté (12 millions de dollars au vainqueur en 2006). Patrick Bruel s'est imposé en 1998 en Limit Hold'em 5000$ contre 111 joueurs, à comparer aux 8000 joueurs du Main Event (No Limit Texas Hold'em 10 000$) en 2006. Le titre de Patrick Bruel est donc indiscutable, mais n'a pas la valeur d'un titre de « champion du monde ». Cela dit, Patrick Bruel manque de justesse la ré-édition d'un titre WSOP en 2002 en Pot Limit Ohama 5000$ en terminant second du tournoi ; ceci confirme par ailleurs que Patrick Bruel est un joueur complet. Il obtient d'ailleurs des résultats honorables de manière régulière dans plusieurs types de poker.

# Posted on Saturday, 05 May 2007 at 9:14 AM

Edited on Friday, 23 January 2009 at 8:45 AM

Adieu

Adieu
Elle vient de partir de chez elle
Un croissant, un éclat de rire
Son mari lui dit qu'elle est belle
Mais dans une heure elle va mourir
Elle n'a pas choisi son destin
Juste là au mauvais moment
Puisqu'il fallait prendre ce train
Et Madrid pleure ses enfants

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes pas
Au moins fais-le savoir
Adieu
Je n'ai plus de questions
Mes yeux sont abîmés
Mon coeur perd la raison

Sa femme attend une deuxième fille
Elle jure qu'elle n'en aura pas plus
Il touche son ventre, les yeux qui brillent
Pourquoi juste à cet arrêt de bus ?
Pourquoi ce type est si couvert ?
Il fait si chaud à Netanya
Le sang se mélange à la terre
Et le monde reste sans voix

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes plus
Au moins fais-le savoir
Adieu
Je n'entends plus l'Histoire
Mes yeux sont fatigués
Mon coeur perd la mémoire

9h16, il est en retard
Comme à peu de chose près tous les jours
Mais aujourd'hui il est trop tard
Il ne montera pas dans la tour
Il voit des cris courir vers lui
Il croise des yeux qui hurlent de peur
Pourquoi ces larmes, pourquoi pas lui ?
Et cette poussière à vie dans le coeur

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes pas
Au moins fais-le savoir
Adieu
Il y a tant de questions
Mes yeux sont épuisés
Mon coeur perd la raison

Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes plus
Au moins fais-le savoir
Adieu
Ils se réclament de toi
Dis-leur que ce n'est pas toi
Qui as voulu tout ça

# Posted on Sunday, 06 May 2007 at 8:10 AM

Au café des delices

Au café des delices
Tes souvenirs se voilent
Ça fait comme une éclipse
Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Au Café des Délices

Tes souvenirs se voilent
Tu vois passer le train
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
Tu la revois la fille
Le baiser qui fait mal
Au port El Kantaoui
Les premiers mots d'amour
Sur les chansons velours
Abibi Abibi

Tes souvenirs se voilent
Tu les aimais ces fruits
Les noyaux d'abricot
Pour toi, c'étaient des billes
Et les soirées de fête
Qu'on faisait dans nos têtes
Aux plages d'Hammamet

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
À l'avant du bateau
Et ce quai qui s'éloigne
Vers un monde nouveau
Une vie qui s'arrête
Pour un jour qui commence
C'est peut-être une chance

Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil ces parfums d'autrefois
Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil même si tu t'en vas

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices

# Posted on Monday, 07 May 2007 at 1:17 PM

Edited on Monday, 07 May 2007 at 2:10 PM

au bout de la marelle

au bout de la marelle
Un...
Ça commence, comme un rêve
Un premier rire, un rien,
Ton regard qui se lève

Deux...
On est déjà plus forts
À quatre mains, bien sûr,
On joue d'autres accords

Trois...
Entre nous deux, tu glisses
Un berceau plein de lune,
Une envie qui hésite

Quatre...
La valse irrégulière...
On cherche la mesure
Pour un temps, On s'y perd

Au bout de la marelle,
On sait pas ce qu'on verra...
Elle nous paraît si belle, d'en bas
À cloche-pied vers le ciel,
À pieds joints, toi et moi,
On tombe ou on avance d'un pas...
On y va

Cinq...
Sur toi la main posée
Te protège et m'invite
À ne pas trop douter

Six...
Semaines sans te voir
Première déchirure
Faut-il toujours savoir

Sept...
Vies à vivre ensemble
Est-ce qu'on joue assez juste
Pour qu'elles nous ressemblent

Huit...
En haut de cette échelle
C'est écrit à la craie
Huit lettres pour "jeu t'aime"

Mais au bout de la marelle,
On verra ce qu'on verra...
Elle nous paraît si belle, comme ça
À cloche-pied vers le ciel,
À pieds joints, toi et moi,
Et surtout pas regarder en bas,
Surtout pas

Bien sûr on sait qu'un jour, la pluie pourrait tomber
Mais la pluie c'est peu dire, alors on s'est regardés
Un rayon de soleil se pointe au coin de la rue
Un fou rire, un éclair, alors... On continue

Neuf...
Mois pour lui choisir
Un prénom, un ou une,
Neuf mois pour devenir...

Une...
Autre vie, d'autres mots
Pour quelques boucles brunes
Tout repart à zéro

Mais au bout de la marelle,
On sait pas ce qu'on verra...
Elle nous paraît si belle, d'en bas
À cloche-pied vers le ciel,
À pieds joints, on y va...
On tombe ou on avance d'un pas
On y va... Un, deux, trois...

# Posted on Monday, 07 May 2007 at 1:20 PM

Edited on Friday, 19 June 2009 at 12:04 PM

cassé la voix

cassé la voix
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

J' peux plus croire tout c' qui est marqué sur les murs.
J' peux plus voir la vie des autres même en peinture.
J' suis pas là pour les sourires d' après minuit.
M'en veux pas, si ce soir j'ai envie

D' me casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.
Les amis qui s'en vont
Et les autres qui restent.
Se faire prendre pour un con
Par des gens qu'on déteste,
Les rendez-vous manqués
Et le temps qui se perd

Entre des jeunes usés
Et des vieux qui espèrent

Et ces flashes qui aveuglent,
A la télé chaque jour,
Et les salauds qui beuglent
La couleur de l'amour
Et les journaux qui traînent,
Comme je traîne mon ennui,
La peur qui est la mienne,
Quand je m' réveille la nuit,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

Et les filles de la nuit
Qu'on voit jamais le jour
Et qu'on couche dans son lit
En appelant ça d' l'amour
Et les souvenirs honteux
Qu'on oublie d'vant sa glace

En s' disant "J' suis dégueu
Mais j' suis pas dégueulasse !"
Doucement les rêves qui coulent
Sous l' regard des parents

Et les larmes qui roulent
Sur les joues des enfants

Et les chansons qui viennent
Comme des cris dans la gorge,
Envie d' crier sa haine
Comme un chat qu'on égorge,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,

Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

# Posted on Monday, 07 May 2007 at 1:23 PM